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La voiture sans pétrole : les motorisations du futur


Défi : les ressources

 Cycle :La voiture sans pétrole


le jeudi 3 avril 2008 de 19:00 à 20:00

Vatel

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Résumé

Table ronde organisée le 3 avril 2008 par l’intergroupe des Centraliens de la région lyonnaise.

Pierre BEUZIT : L’HYDROGENE : AVENIR DE LA VOITURE ?

Le transport routier doit faire face à plusieurs contraintes et enjeux sociétaux dans le domaine de l’énergie et de l’environnement. Si la pollution, qui a été un des grands challenges de ces dernières années, est en voie d’éradication ; le prix du pétrole, les effets climatiques des émissions de CO2, sont des préoccupations très fortes, qui poussent les constructeurs à chercher de nouvelles voies dans la propulsion des véhicules.

Les solutions pour réduire significativement la dépendance au pétrole et les émissions de gaz à effet de serre ne sont pas si nombreuses ; en fait il y en a trois :
  l’amélioration de l’efficacité énergétique des véhicules, qui est mauvaise avec des rendements « du puits à la roue » inférieurs à 20%,
  l’utilisation de la biomasse par l’intermédiaire de biocarburants dits de 2ème génération,
  l’électricité, soit stockée dans des batteries, soit produite à bord par une pile à combustible

Dans moins de dix ans, on pourra disposer, dans des conditions économiques acceptables, de systèmes piles à combustible, utilisant les carburants disponibles à la pompe, grâce à un système de production d’hydrogène intégré au véhicule. La consommation de carburant sera alors divisée par 2 pour des performances supérieures à celles des meilleurs véhicules actuels.

D’ici une quinzaine d’années, il sera possible d’embarquer à bord du véhicule, de l’hydrogène disponible à la station service. La production de gaz à effet de serre sera alors négligeable et le rendement énergétique global, multiplié par 3.

Certes des travaux de recherche et des investissements importants restent à faire, mais les résultats actuels confirment ces pronostics.

Joel DANROC : CONVERGENCE HABITAT - TRANSPORT

Depuis le début du 20ème siècle les véhicules particuliers et de transports routiers sont issus globalement de la même technologie développée autour du moteur à combustion interne alimenté par des carburants préparés à partir du pétrole.

Le nombre de véhicules a augmenté très rapidement d’une manière très contrastée : à titre d’exemple on compte 8 véhicules pour 10 américains et une pour 100 indiens.

Ce concept « moteur thermique / pétrole » est maintenant remis en question suite à l’épuisement programmé des réserves de pétroles, au problèmes climatiques liés à l’effet de serre et aux problèmes de congestion au niveau des villes où se concentrent maintenant 80% de la population qui va augmenter de 50% dans les 40 ans à venir.

Les fabricants d’automobiles réfléchissent à la voiture sans pétrole et aux motorisations du futur, mais force est de constater que les évolutions seront beaucoup plus importantes et transversales. Ces évolutions vont impliquer un changement total de la mobilité, une approche énergétique globale qui pourra faire intervenir un bouquet énergétique à décliner selon le profil des pays.

Les transports de l’après pétrole seront systémiques, issus d’associations de technologies, d’intelligence collective, d’urbanité et de nouveaux modèles économiques et de création culturelle. De nouveaux acteurs et de nouveaux concepts vont apparaître.

Le CEA (Commissariat à l’Energie Atomique), organisme de Recherche de 15 000 personnes, a parmi ses trois missions principales le développement technologique de l’énergie sans émission de gaz à effet de serre. Dans ce cadre, 500 personnes travaillent sur les NTE Nouvelles Technologies pour l’Energie pour les applications « transports et habitat et la convergence habitat transport ». Les programmes internationaux en collaboration avec les industriels majeurs du domaine concernent l’hydrogène, PAC (piles à combustibles), le solaire, les batteries et la biomasse.

La réalisation de démonstrateurs de « la chaîne transports du futur à l’échelle 1 » est programmée pour équiper différents sites de démonstration tels que le CEA Grenoble et INES (Institut national d’Energie Solaire) au Bourget du Lac.

Gaetan MONNIER : LES MOTORISATIONS POUR L’AUTOMOBILE DU FUTUR : REVOLUTION OU EVOLUTION ?

Le secteur des transports, point clé des économies modernes, est marqué par une énorme dépendance vis à vis des énergies fossiles et principalement du pétrole en utilisant déjà plus de la moitié du pétrole produit.

L’automobile, en particulier, s’est rendue indispensable pour satisfaire notamment les besoins en mobilité de nos sociétés modernes. Cependant si rien ne change, une croissance forte du transport dans les années à venir est inévitable dans la continuité des évolutions constatées au cours de la deuxième moitié du 20e siècle et face à la difficulté prévisible de ne pas pouvoir maîtriser les émissions de CO2 et la consommation d’énergie fossile dans le domaine du transport, il nous reste deux approches : la révolution ou l’évolution.

La révolution c’est soit le retour en arrière difficilement acceptable, soit le grand saut vers des solutions miracles, comme le tout hydrogène, qui paraissent peu crédibles.

L’évolution c’est mettre en œuvre une politique volontariste pour assurer une transition énergétique maîtrisée du tout pétrole vers un mixte de solutions. Celles-ci comprendront une modification des usages et des modalités de transport mais aussi la diversification des vecteurs énergétiques et l’amélioration des technologies où les hydrocarbures et les moteurs thermiques notamment dans un véhicule hybride auront encore un rôle important à jouer.

Sylvain VITET : TRANSPORTS ET VEHICULES ELECTRIQUES

Un large consensus se dégage pour affirmer que l’électricité occupera une place significative dans la palette des énergies alternatives utilisées dans l’industrie automobile dans les prochaines années. En effet, le transport électrique ne pollue pas, n’a donc pas d’impact sanitaire et permet une forte réduction des émissions de CO2 dans de nombreux pays.

Le Groupe EDF agit depuis plus de 40 ans pour la promotion et le développement de solutions de transports électriques, aussi bien dans le domaine des transports collectifs que dans celui des véhicules légers.

Dans le domaine des véhicules électriques, la flotte EDF, avec 1500 véhicules électriques, est la première flotte mondiale. Le Groupe EDF expérimente aussi des véhicules électriques de nouvelle génération au sein de sa flotte et a développé des partenariats avec de grands acteurs du monde automobile sur ce thème.

Parallèlement, le Véhicule Hybride Rechargeable (VHR) constitue une solution pertinente pour de nombreux usages. Ainsi, le 5 septembre dernier TOYOTA, leader mondial de la technologie hybride pour l’automobile, et EDF, premier producteur d’électricité en Europe, annonçaient leur partenariat technologique portant sur l’évaluation de véhicules hybrides rechargeables (VHR) en Europe.

Le Groupe EDF se consacre aussi au développement de nouvelles infrastructures de charge, plus simples et économiques mais aussi plus performantes

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